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L'Au d'ici vaut bien l'Au-delà
Je ferme les yeux et je me laisse pénétrer par la musique dont le titre même est évocateur : The Swan. Il m’est donné une vision pleine de lumière : je vois un être lumineux, les mains ouvertes, accueillir Raphaël dans toute la splendeur de ses 17 ans. Il semble connaître les lieux. Avec naturel, il prend place à sa gauche ; un sourire radieux illumine son visage. Cette vision est un instant de Pure Joie, le premier depuis son départ. J’ouvre les yeux et j’observe une lumière dorée qui couvre la voûte et les arches du sanctuaire. Je les ferme de nouveau et une seconde vision m’est donnée : on a revêtu Raphaël d’une tunique blanche et de petites ailes ont commencé à pousser dans son dos. Je le vois rigoler, comme seul il sait le faire, en constatant que ses bottes d’escalade ne se sont pas encore transformées en pieds de lumière. La lumière or est encore plus intense ; elle tisse un nuage d’amour qui enveloppe toute l’assistance.
Devant moi, un père et une mère s’enlacent et se soutiennent. Je prends conscience du détachement serein qui les habite, un détachement aussi intense que l’est leur amour pour cette âme qui leur fut prêtée pendant son court passage terrestre.
À travers la douleur, une paix profonde s’est frayée un chemin et a décidé de prendre asile en eux. Cette paix inconditionnelle qui émane d’eux devient source d’inspiration pour tous les parents en cet instant éternel. Elle leur parle d’amour au quotidien, d’amour sans conditions, d’amour présent dans chaque moment de la vie sur Terre. Elle leur parle de l’importance des gestes et des regards d’amour posés sur nos enfants, peu importe la couleur de leurs cheveux, de leur peau ou de leurs vêtements. Elle leur montre comment le non-amour, trop souvent, s’est installé dans les familles, les écoles, la vie et qu’il est urgent de le remplacer par l’amour essentiel.
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