Marianne 
 
Auteure : Monique Flowerday 
 
Cinq ans après la fin de la deuxième guerre mondiale,Marianne, une jeune Française et Karl, un étudiant allemand en médecine se rencontrent au pied du Ballon d’Alsace et tombent tout de suite amoureux l’un de l’autre. Ils rêvent d’une réconcilation franco - allemande et d’une Europe unie. 
Mais, les séquelles des guerres qui ont déchiré leurs deux peuples sont encore très présentes, aussi leurs familles respectives s’opposent absolument à leur amour naissant,utilisant mensonges et stratagèmes pour les séparer. 
Comment la douce Marianne pourra-t-elle survivre à toutes ces épreuves? Karl sera-t-il assez fort pour dévoiler les mensonges ? 
Ce roman est une oeuvre de fiction, fruit de l’imagination de l’auteur. Toute ressemblance avec des personnes réelles,vivantes ou mortes serait pure coincidence.
 
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ISBN : 1-894909-53-4 
64 pages -188 Ko 
Prix : 9.00 CAN $
 
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Extrait 
 
Karl lui écrivit une longue lettre dans laquelle il lui déclarait son amour, mais s’excusait pour sa conduite. «Quelqu’en soit le résultat, tu sais que je ne te laisserai jamais tomber, tu es la femme de ma vie, compte sur ton bien-aimé.» Elle plaça cette missive sur son coeur et reprit courageusement son livre de psychologie. 
Décembre débuta par un soleil éclatant. À Nancy, on souhaitait un peu de neige pour la visite de St-Nicolas. En Lorraine, ce saint est l’ancêtre du Père Noël; il descend dans les cheminées apporter des bonbons et des jouets aux enfants sages dans la nuit du cinq au six décembre, pendant que son accompagnateur, le Père Fouettard, la hotte remplie de verges se réserve le droit de châtier les polissons. Saint-Nicolas défilera dans les rues de la ville, jettera des bonbons et des petits jouets aux enfants massés sur son passage. Le six décembre, il visitera les petits enfants des écoles. Jamais les classes n’ont été aussi tranquilles qu’en ce début décembre, à la grande la joie des normaliennes qui n’ont quasiment plus de discipline à faire et peuvent donner leurs leçons sans être dérangées. 
Marianne, déjà en stage avait fait écrire un petit message pour le Saint par les élèves de première année, qui pour cette occasion avaient utilisé la plume avec l’encrier. Il fallait voir l’application des enfants, tirant la langue, plongeant délicatement leur plume dans l’encre violette, ils suivaient le modèle sans faire de taches. Les bons dessinateurs illustraient la page de dessins naïfs. Quand Saint-Nicolas pénétrait dans la classe, tous avaient les bras croisés et lui jetaient des regards affectueux et inquiets à la fois en apercevant le Père Fouettard. Mais de verges, très peu de distribuées, par contre de bonbons, d’oranges et de brioches tellement que la hotte du Saint était vide en quittant les écoles. 
L’étude au pensionnat avait été annulée et remplacée par le visionnement d’un film suivi de danses folkloriques et de dégustations de pâtisseries. 
 
— Marianne, j’ai aperçu des choux à la crème ventrus et des brioches odorantes. Tu vas te régaler, cria Noëlla à 
son amie. 
 
— J’ai bien peur que non. Je rentre de mon stage épuisée; ma tête tourne, je ne pourrai pas aller à la fête. 
 
Elle demanda à la surveillante la permission de se coucher.