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J'ai pour toi... un jour La suite de : Une fleur à la place du coeur
La drogue injectée fait que je ne sens pas trop mes coupures et me fait dormir beaucoup. Quand l’effet diminue, on me pique de nouveau et les voyages reprennent de plus belle. Ma tête n’en peut plus. C’est ainsi durant plusieurs jours. Une fois cette période passée, on remplace les injections par des comprimés. Voilà un autre bout de fait.
De jour en jour, je reprends conscience de ce qui se passe. J’essaye d’avoir un peu de contrôle sur la douleur. C’est très difficile, je n’y parviens pas toujours. C’est bien de respirer profondément et de voir de belles couleurs descendre dans son corps mais je vous jure que ça ne suffit pas ! C’est cauchemar sur cauchemar et le vrai repos me manque énormément. Le repos naturel a disparu. Celui que j’ai, est forcé par la médication à double dose aux trois ou quatre heures.
Une fois et une seule, j’ai fait un rêve tout doux. J’ai rêvé d’une petite enfant que j’aime. Je me souviens de ce rêve, j’y revenais souvent par la suite parce qu’il arrivait à aller chercher ce qui me manquait. Il m’apportait comme un grand besoin de donner, si peu parfois. Par la suite, j’ai remis mon rêve en paroles et j’ai créé le texte suivant. Je pense à elle toutes les fois que je me relis. Je vous le donne également, sûrement qu’il vous servira, un jour ou l’autre.
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